Mercredi 11 juillet 2007

NON L'ANOREXIE N'EST PAS UN STYLE DE VIE


Depuis quelques temps, les médias nous plongent dans l'univers d'une certaine communauté qui se donne le nom de PRO- ANOREXIE
L'anorexie serait un style de vie pour être belle, être au top et j'en passe...

Vous avez 15 ans, 16 ans voir moins, vous visitez ces blogs ou sites, et bien c'est votre passeport pour l'enfer, vous avez plus de chance de finir entre quatre planches ou à l'inverse boulimiques que sur un podium à afficher cette pseudo beauté car les conseils que l'on vous donne sont ni plus ni moins que les étapes pour votre suicide à petit feu.

L'anorexie n'est pas une mode encore moins un modèle de perfection, c'est avant tout une maladie qui tue, qui enferme qui détruit tout, vous en premier!
Il faut arrêter de croire que des mannequins squelettique représentent la beauté actuelle, ces filles n'ont que la peau sur les os, elles sont à la merci des dictâtes de la mode imposée par les créateurs qui se moquent de savoir dans quel état psychologique sont ces filles.

Commencez donc pas lire les conséquences de la malnutrition et imaginez vous avec une bonne partie de ces problèmes, pensez-vous vraiment que vous serez un modèle de beauté, de perfection?

Attention l'anorexie n'a rien d'un paradis (Article de Vittoria Pazalle pour l'association Anorcri)


Depuis quelque temps, certaines jeunes personnes semblent croire que l'anorexie mentale est un état paradisiaque. Certes l'on peut s'habiller dans de petites tailles comme les mannequins des magazines et défilés, mais sachez bien qu'une personne anorexique, sous une apparence solide et déterminée, est avant tout un être qui souffre énormément.

Plus spécifiquement, être anorexique, c'est notamment connaître :

1) de nombreux troubles physiques avec :

· des soucis de santé qui peuvent avoir des conséquences graves : carences multiples ; aménorrhée ; troubles cardiaques, de la tension, de la circulation et du sommeil ; constipation ; décalcification ; œdèmes ; insomnie ; crampes ; perte de concentration, de mémoire et des cheveux ; pilosité accrue, vergetures, absence de libido (pour en savoir davantage :
http://www.anorcri.com/index/risques.php),

· une peur de ce qui représente l'âge adulte (ainsi pour les filles le désir de voir disparaître seins, ventre, hanches, cuisses ou postérieur n’est certainement pas le fruit du hasard), tant et si bien que l'on finit plus ou moins par régresser vers un stade "asexué" ;

· un dégoût de tout ce qui est corporel et instinctif (dont la faim et la fatigue qui sont totalement méprisées) à force d'efforts incessants pour parvenir à un idéal qui finit par se transformer en un seuil de poids toujours plus bas allant jusqu'à un IMC inférieur à 17,5. Face à une quête de perfection, le corps devient alors telle une prison et un fardeau. A force de contrôle drastique, on finit par toujours le trouver trop gros, puis finalement de trop ;

· même les démonstrations affectives, qui sont pourtant si réconfortantes, sont rejetées tant on a peur du moindre abandon et de perdre la face ;

· quant au plaisir et désirs, à l'idée du laisser-aller qu'ils déchaînent, autant dire que ce sont d'énormes tabous et notions bannies catégoriquement de sa vie ;

2) une perturbation mentale déchirante avec :

· un cercle vicieux de mécanismes mentaux dévalorisants à cause d'une quête aliénante d'idéal et de pureté qui finit malheureusement par devenir, sans même que l'on s'en aperçoive, de l'autodestruction ;

· un rejet de tout ce qui est émotionnel par désir de tout maîtriser faisant que l'on est perçu comme une personne froide, indifférente et insensible (alors que l'on souhaite juste être à la hauteur pour masquer un grand sentiment d'insécurité) ;

· une tristesse et une détresse qui deviennent chroniques avec idées négatives persistantes, puis même un état dépressif avec perte d'intérêts générale tant on tombe dans le désespoir et l'épuisement ;

3) des troubles relationnels entraînant une solitude profonde avec :

· une coupure progressive des autres à commencer par un évitement de sa propre famille et de ses proches durant les repas et invitations (pourtant généralement moments de retrouvailles, discussions et partages) par peur de manger ;

· le recours aux cachotteries et mensonges divers et variés même aux gens à qui l'on tient (engendrant une culpabilité qui mortifie davantage) pour tout simplement ne pas avoir rendre de compte à qui que ce soit ;

· un repli sur soi par manque de confiance en soi et estime de soi, peur des autres et sentiment d'un moi vulnérable qui se sent étouffé et trop dépendant de son entourage (qui peuvent un certain temps être masqués par certaines compétences scolaires ou professionnelles) ;

· une impossibilité de communiquer, voire un certain mutisme à cause non seulement d'une réelle impossibilité de comprendre ce que l'on ressent et de parler de son intimité (que l'on trouve indécent), mais aussi le sentiment d'être trop souvent incompris ;

· une hyperactivité, de l'irritabilité et des manies difficilement conciliables avec une certaine sociabilité respectivement à cause de ces besoins obsessionnels de se dépenser pour éliminer et de calmer son anxiété.


SINCÈREMENT, QUI PEUT SOUHAITER VIVRE TOUT CELA… DANS SA CHAIR ET DANS SON SANG ?

Qui peut vouloir que sa vie ne soit essentiellement que dégoûts, obsessions, frustrations ainsi que nombreux conflits psychologiques dont blocages, refoulements et multiples angoisses exténuantes.

Sachez que même si l'on paraît très calme, dynamique, performant et capable de dominer sa faim (je tiens à préciser que ce que beaucoup pourraient envier en pensant que c'est une grande force de caractère n'est que le résultat d'horribles tiraillements entre la peur d'engraisser en prenant des formes et une très grande culpabilité), cette apparence n'est qu'un leurre par rapport à ce que l'on vit en son for intérieur. Le semblant de triomphe, bien-être et grande maîtrise du début devient très vite un enfer dans lequel on aimerait tant sortir pour se sentir de nouveau "vivant".

On ne le dira jamais assez, l'anorexie mentale est un engrenage funeste dans lequel on tombe, sans même en avoir conscience, qui peut conduire jusqu'à la dépression avec des angoisses si nombreuses que l'on ne trouve plus de répit, une débâche familiale et sentimentale, une vie relationnelle réduite pratiquement à néant, voire même la mort à force de dénutrition (environ 7 % de décès).

Par conséquent, surtout réfléchissez bien car une anorexie "active", soit par choix, peut se transformer en anorexie "passive" en ne contrôlant absolument plus rien.

Par expérience, je me permets donc d'insister car en désirant consciemment devenir anorexique sous prétexte de vouloir ressembler à certains idéaux, la vie revient un jour ou l'autre a un corps nié avec un mental hyperdominant et destructeur. Ce rêve se paie très cher car l'on finit complètement dépassé en s'autodétruisant irrémédiablement à petit feu.

Or le bonheur ce n'est pas être un portemanteau de vêtements à la mode, c'est avant tout être en accord avec soi-même avec toutes ses composantes dont son corps, son intellect et son affectif en apprenant notamment à s'accepter, s'écouter, se respecter et s'aimer ; aspects que l'anorexie anesthésie totalement.

Par extension, dans un monde qui se targue d'aller vers l'ouverture et la diversité ainsi que l'amélioration du niveau de vie et de la santé, on peut se poser des questions sur l'image médiatique de la femme parfaite qui revient de plus en plus à une norme unique, soit la jeunesse (alors que l'espérance de vie s'accroît), la minceur (impliquant de nombreuses privations et une sous-alimentation dans des pays pourtant de profusion), voire une certaine androgynie (alors que nous sommes supposés nous diriger vers une libération de la femme).

Ou encore, n'est-il pas également inquiétant de voir dans les pays développés de plus en plus de petites filles de moins de 10 ans se trouvant déjà trop grosses et souhaitant perdre du poids à un âge où elles devraient encore penser aux poupées, aimer lire des contes de fées ou rêver de belles robes de princesse ?

Vittoria Pazalle


Son site
Son témoignage
Association Anorcri "Anorexie, Boulimie"

par Justine publié dans : Anorexie
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Mercredi 11 juillet 2007

Pr Jeammet: "La mode valorise l'anorexie"

Propos recueillis par MARTINE PEREZ.
 Publié le 24 janvier 2007

Alors qu'un nombre croissant de pays envisagent de réglementer le poids des mannequins, Philippe Jeammet, professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'université Paris-V, coauteur d'un ouvrage récent sur ce sujet (1), estime dans un entretien au « Figaro » que les mannequins maigres ne créent pas l'anorexie mais la facilitent. 

 
LE FIGARO. - Faut-il réglementer le poids des mannequins ?
 
Philippe JEAMMET. - Il y a une dizaine d'années, j'aurais trouvé cela excessif. Ce n'est pas la mode qui crée l'anorexie. La mode contribue à faciliter cette forme d'expression chez des sujets vulnérables, à la justifier et à contribuer à son autoentretien, puisqu'elle est socialement valorisée. Si l'on ne choisit pas d'être anorexique, certains facteurs de l'environnement social en facilitent l'expression. Les mannequins représentent une image en miroir. C'est bien que l'on tape du poing sur la table et que l'on cesse de valoriser les mannequins qui ont une maigreur excessive. Cela permet de poser une limite au plan social. C'est une manière de dire qu'il est anormal et malsain d'être maigre. Mais l'anorexie n'est pas créée par la mode. Elle a d'ailleurs été identifiée dès 1874 par des médecins français et anglais (Lassègue et Gull), alors que les canons de la beauté étaient plutôt les femmes enveloppées. L'anorexie n'est pas un choix, c'est la peur de ne plus pouvoir s'arrêter de manger.
 
Y a-t-il de plus en plus d'anorexiques aujourd'hui ?
 
Les grandes anorexies qui concernent environ 0,5 % des adolescentes restent stables. Ce qui a augmenté au cours des vingt dernières années, ce sont les formes associées à la boulimie, dans lesquelles les facteurs de vulnérabilité biologico-génétiques sont plus faibles. De plus en plus de jeunes filles sont concernées - environ 5 à 6 %. En réalité, elles supportent mal l'anorexie et basculent vers la boulimie, avec prises alimentaires excessives suivies de vomissements. Elles souffrent aussi souvent de troubles obsessionnels compulsifs et de syndromes dépressifs. Il est très difficile de prédire au départ, face à un début d'anorexie, celles qui vont s'enfermer dans des comportements anorexiques graves. Il faut être très vigilant d'emblée. 
 
Pourquoi y en a-t-il de plus en plus ?
 
Du fait d'une tolérance globale accrue, il y a de moins en moins besoin de transgresser les règles - notamment sexuelles - pour les adolescents. Nous vivons sous le règne du relativisme généralisé. Tout se vaut. Cette « absence » de règles à transgresser laisse un vide. Pour être visible, pour être vu, il faut être extravagant, aller plus loin, y compris dans la maigreur. L'anorexie, c'est une sorte de fuite en avant dans la mise en scène, pour être remarqué. Les difficultés de trouver des repères s'expriment de la même façon dans certaines formes de violences gratuites. L'excès pour l'excès. 
 
Que doivent faire les parents ?
 
On ne doit pas laisser un enfant s'enfermer dans un comportement autodestructeur. On doit se battre pour qu'il abandonne les attitudes nocives pour lui. À trop vouloir comprendre l'adolescent, on finit par l'abandonner à ses peurs et à ses émotions. Si on laisse l'anorexie s'installer, elle deviendra de plus en plus difficile à gérer, avec le risque de chronicité. Ce qui est en jeu n'est pas seulement le poids. Bien sûr, la jeune fille est maigre, avec la peau sur les os, mais il y a aussi un rétrécissement de l'ensemble des intérêts de la vie. Tout tourne autour de l'alimentation dans le cadre d'un vécu persécutif, souvent associé à une phobie sociale. Il y a là une fixation sur le poids qui n'est pas apparemment choisie et qui est triste par rapport aux potentialités. La mortalité des jeunes anorexiques est multipliée par trois par rapport à la population du même âge. Ce sont des jeunes filles qui ne sont jamais malades, hyperactives et qui dans quelques cas peuvent être foudroyées par des infections. Les parents sont en général désemparés. Une règle doit les guider : on ne doit pas laisser un enfant ne pas se nourrir, s'appauvrir socialement, se fermer aux échanges. On pose des limites, on essaye de comprendre, on prend rendez-vous avec des médecins, avec des spécialistes. L'enfermement dans l'anorexie a la même puissance que l'enfermement dans une drogue.
 

 
Comment prendre en charge, schématiquement, cette maladie déroutante ?
 
D'abord, traiter les symptômes, c'est-à-dire la perte de poids, afin de retrouver un poids normal. Des techniques comportementales, des conseils diététiques, des stratégies d'accompagnement existent. Un soutien psychologique est aussi nécessaire pour comprendre d'où vient cette peur de manger. Elle peut s'expliquer par le contraste entre une grande ambition et une dépendance face au regard des autres, un manque de confiance qui rend susceptible à la déception, à la critique... Il y a là le paradoxe d'une demande affective importante mais difficile à accepter par crainte de la dépendance. Il faut enfin travailler avec la famille qui doit être garante de la continuité du traitement. L'hospitalisation, nécessaire dans un tiers des cas, n'est pas forcément synonyme de gravité. La durée de la prise en charge varie, même si la maladie évolue en moyenne entre trois et cinq ans. Il faut bien redire que l'anorexie n'est pas un choix, mais une contrainte liée à la peur. La fermeté de la famille, celle des médecins sont rassurantes pour la jeune fille.
  
Peut-on prévenir l'anorexie ?
 
Il n'y a pas de règles simples. Mais, par exemple, le fait de faire des repas familiaux partagés est un facteur important dans la vie des enfants, alors que la tendance actuelle, c'est d'avaler quelques bouchées rapidement. Certaines familles, lorsque l'anxiété et les contraintes dominent systématiquement sur le plaisir, peuvent constituer un environnement favorisant. Par ailleurs, on parle beaucoup des graisses, des sucres, mais réfléchissons aussi à la dimension psychologique de l'alimentation. Enfin, ce problème tourne aussi autour de l'inquiétude humaine qui s'interroge en permanence sur « comment être bien ? ». On se passe maintenant des repères religieux ancestraux du « bien ». On les a remplacés par ceux du paraître, de la performance physique ou scolaire. Mais l'homme a besoin de valeurs, car il a conscience de lui.
 
 
(1) Soigner l'anorexie et la boulimie, des psychanalystes à l'hôpital, Élisabeth Birot, Catherine Chabert, Philippe Jeammet, PUF.
par Justine publié dans : Anorexie
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Mercredi 11 juillet 2007

Entre fusion et rejet :
paradoxe de l’anorexie et désirs inconscients

Avec l’aimable autorisation de Virginie MEGGLE, psychanalyste, nous proposons ci-dessous des extraits de la communication qu’elle a proposé lors du Salon du livre psy 2004 sur le thème « Comprendre l’anorexie » que vous trouverez intégralement sur son site:
       http://www.psychanalyse-en-mouvement.net

"……On ne peut demander à un enfant de ne plus souffrir pour faire plaisir à ses parents.
Souffrir n’est pas une partie de plaisir. La personne qui éprouve des difficultés à se nourrir souffre en général non seulement de faire souffrir, mais aussi que sa souffrance lui soit en quelque sorte reprochée…..

……
Cependant, à travers une approche sensible, je vais essayer de poser des mots sur un mal qui peine à trouver les mots pour se dire. Tout en m’appliquant à ne pas l’enfermer dans ces mots. Mais à comprendre ce qui se joue dans l’inconscient et essaie de se dire par la difficulté à se nourrir, et la sensation de ne pas en ressentir l’utilité.

Partant du principe que tout symptôme veut dire quelque chose qui ne sait se dire autrement…le symptôme anorexique est paradoxal puisque c’est à travers l’effacement que l’anorexie s’affirme. Et l’on doit voir en cette affirmation plus un « programme de survie » et une stratégie de résistance à la souffrance, qu’une volonté de mourir

On remarque que même squelettique, l’anorexique se trouve en générale « trop » (trop grosse) . Comme si elle ou il (Michaux, et Kafka l’auraient été) gênait, comme si elle ou il dérangeait, comme si, à peine existante, elle ou il craignait encore de ne pas être aimable. Comme si ayant envie de s’aimer, pour exister, elle se supportait mal à travers l’image (ou des détails de l’image) que le miroir lui renvoie.
On remarque aussi que le premier « miroir » est le regard maternel, et le visage que renvoie ce regard .
Tantôt admiratif, tantôt possessif… Tantôt froid, tantôt indifférent, tantôt dévorant tantôt exterminant

Le second, à priori, étant celui du père : tantôt réconfortant tantôt absent tantôt friand
On peut penser qu’un enfant qui se supporte mal a peut-être senti que sa présence était mal supportée.
Que ce qui lui était demandé, ce qui était attendu de lui, le troublait ou ne correspondait pas à ce qu’il croyait être.
La demande a pu être abusive (il paraîtrait, selon le site AIVI, que cinquante pour cent des anorexiques ont été victimes d’inceste). Mais par demande abusive, j’entends une demande que l’on adresse à quelqu’un qui n’est pas en mesure de satisfaire à cette demande.
Ainsi l’enfant a pu ressentir une demande, directe ou indirecte, le plus souvent tacite, comme: « soit autre que tu es » « ou autre que ce que tu aspires à être » « soit l’objet de mon désir » . Et souvent trouble est le désir.
Ainsi, l’enfant, chez qui se déclare le symptôme anorexique, est souvent un enfant écran sur qui trop de projections parentales ont été portées.

Certains signes font prendre conscience que se trame dans l’inconscient quelque chose qui cherche à se faire entendre. La souffrance étant (d’un point de vue étymologique) ce qui est porté en dessous de la manifestation apparente, on peut se demander ce que souffrance veut dire, ce qui cherche à se faire entendre à travers ce cri du corps qui s’efface.
La maladie s’installe parfois à la faveur d’un régime amaigrissant. Le régime n’est pas la cause mais le déclencheur de ce qui couvait auparavant.
Lorsque l’on sait que des nourrissons sont anorexiques, on peut penser qu’il ne s’agit pour eux de régimes amaigrissants ! Mais que c’est bien une mise en cause des soins (ou de l’absence de soins) reçus. Et une prière qui demande à être entendue.

Elle surgit le plus souvent à un moment où l’on ne peut plus s’aimer, où l’on ne se sent plus assez aimé, ou pas assez aimable. Comme s’il était impossible d’être à la place que l’on nous assignait ! Comme si une souffrance, non reconnue, nous habitait, comme si les soins et l’attention qui nous étaient prodigués ne nous concernaient pas.
Difficulté à se nourrir « normalement » . Sensation de douleur et d’inassouvissement. Désir d’aimer et d’être aimable. Envie et peur de trouver plaisir. Besoin de bon. Manger à peine - manger un peu. Juste de quoi se maintenir, mais que ce peu fasse du bien et surtout pas de mal… Dégoût irrespréssible pour certains aliments. Volonté de les éviter, pour éviter le sentiment de « basculer » de l’autre côté, éviter - surtout - le sentiment de dégoût. De l’impossible à vivre. D’une infinie douleur. Et l’amertume qui s’ensuit..

L’anorexie est ainsi une tactique d’évitements, de plus en plus nombreux, car rien ne supprime tout à fait ni la sensation d’excès ni la sensation de dégoût.
Elle ne naît pas par hasard, elle ne sort pas de nulle part.
Elle est le plus souvent révélateur d’un mal-être familial ou d’un dysfonctionnement généalogique (ou transgénérationnelle) . Et exprime la nécessité d’établir de plus justes, de plus équilibrantes, de plus saines relations.
Soigner l’anorexique revient à prendre soin de la famille qui l’abrite pour rétablir une communication brouillée par trop de drames ou de malentendus. Parfois trop de permissivité. Différentes approches peuvent permettre ce remaniement.

C’est en général quand celle-ci - la famille - refuse de se mettre en questions, de se soigner, que l’enfant disparaît.
Quand ce qui est reçu (ou ce dont on est privé) communique trop de douleur pour pouvoir être supporté sans trop faire souffrir à son tour et souffrir de se faire reprocher sa souffrance, il ne reste qu’à se fondre dans la nature faute d’avoir pu se dire autrement.
On ne peut prétendre « guérir » un enfant si l’on n’accepte de modifier la « nourriture » (affective et spirituelle) qu’on lui dispense en tenant compte, aussi, de ce qui nous parvient de sa volonté.

Le symptôme étant la difficulté et même l’impossibilité douloureuse de se nourrir. … il met en scène ce qui se passe et se transmet à travers l’alimentation. Celle-ci, d’abord maternelle, met en cause la mère, mais surtout les dits et les non-dits, les consentements et les dénis transmis à travers l’alimentation. Ce qui s’y traduit des liens familiaux. Avec le consentement (tacite) du père. Il peut être entendu comme une contestation du « régime de vie proposé » et l’expression d’une difficulté à avaler certaines nourritures affectives . Comme un appel au secours - pas à n’importe quel secours - pour dire un sentiment d’abandon et de trahison, réactualisé ou exacerbé par un événement, à un moment de l’histoire qui suscite « un retour en masse du refoulé »… De l’impensé…

Il arrive que des orphelins soient anorexiques : on peut comprendre que ce n’est pas la mère - en tant que personne qui est visée par ce refus de la nourriture mais la vie qui à travers celle-ci se transmet ou ne parvient à se transmettre. Ce qui en elle porte atteinte à l’intégrité de l’enfant, ou entrave son développement et l’acquisition de son autonomie.
Disons que… c’est l’incarnation maternelle et maternante qui serait mise en cause ! (À travers la lignée maternelle et/ou paternelle)

La guérison passe d’abord par un détachement de la mère et de l’enfant, une modification en profondeur de la relation. Mais un père qui n’a su sauver l’enfant de la mère, un père qui n’a pu empêcher ce « mauvais traitement », est aussi responsable que la mère.
Ni l’un ni l’autre n’étant coupables, car eux aussi souffrants de leur empêchement…
…………

Anorexie et psychanalyse

L’expression de cette difficulté à vivre, de cette hypersensibilité, est irréductible à un quelconque Œdipe. L’hypersensibilité de l’anorexique résiste à tout discours qui l’enferme, elle a besoin d’être comprise, acceptée pour ce qu’elle est. Entendue en tant que sujet, et non prise en tant qu’objet (de diagnostique, de jouissance, d’étude clinique…).
Si Antigone, la fille d’Œdipe en est venu à lancer son cri à travers l’histoire, c’est peut-être pour que soit symbolisée la nécessité de la présence du père, aux côtés de la mère. En tant que « autre » et en tant que tiers. Ainsi que la nécessité de marquer une frontière entre ce qui signifie la vie et ce qui signifie la mort.
Être ou paraître, comment naître ?

L’anorexie dépasse les apparences, même si elle se joue sur l’apparence. C’est bien l’apparence de l’amour qu’elle met en questions. A travers ses jeux de miroir et de transparences.
D’objet de plaisir (maternel), ou de désir (paternel), elle aspire à devenir sujet désirant qui a besoin de goûter le plaisir pour ce qu’il est, non envenimé…
L’expression de cette difficulté à vivre, de cette hypersensibilité, est irréductible à un quelconque Œdipe. L’hypersensibilité de l’anorexique résiste à tout discours qui l’enferme, elle a besoin d’être comprise, acceptée pour ce qu’elle est. Entendue en tant que sujet, et non prise en tant qu’objet (de diagnostique, de jouissance, d’étude clinique…). Si Antigone, la fille d’Œdipe en est venu à lancer son cri à travers l’histoire, c’est peut-être pour que soit symbolisée la nécessité de la présence du père, aux côtés de la mère. En tant que « autre » et en tant que tiers. Ainsi que la nécessité de marquer une frontière entre ce qui signifie la vie et ce qui signifie la mort. Être ou paraître, comment naître ? L’anorexie dépasse les apparences, même si elle se joue sur l’apparence. C’est bien l’apparence de l’amour qu’elle met en questions. A travers ses jeux de miroir et de transparences. D’objet de plaisir (maternel), ou de désir (paternel), elle aspire à devenir sujet désirant qui a besoin de goûter le plaisir pour ce qu’il est, non envenimé…
 
Sa volonté de « s’en sortir » ne passe pas par le « mieux manger » mais le « mieux se sentir » : dans sa peau, dans sa vie, dans sa famille, dans son cœur.... De (re)trouver goût à…

Il ne s’agit pas de stigmatiser les parents - nul n’est coupable de souffrir - mais d’entendre que la maladie de leur enfant et celle de deux parents
Comment dire à une mère que ce n’est pas elle que l’on n’aime pas mais ce qu’elle nous transmet que l’on ne supporte pas ? Comment faire passer - si ce n’est par la nourriture que ce qui a été transmis a peut-être été empoisonné ?
Souvent niée, la douleur est immense, quand anorexique, on a besoin de se protéger contre l’indicible abandon et une essentielle vulnérabilité.

Et tandis que la maigreur réveille bien des fantômes… que la naissance avait déjà reconvoqués, elle semble dire, certains jours « Aime-moi comme je suis et comme j’aimerais que tu m’aimes et non telle que je ne suis pas. Et crois moi, quand je te dis que j’ai mal, là, c’est bien là que j’ai mal, ce n’est pas pour te faire mal »
 
Virgnie Megglé


par Justine publié dans : Anorexie
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Vendredi 10 novembre 2006

Sources : http://fderad.club.fr/anorexie.htm#1200calories 

Anorexie mentale :

comment remanger sans perdre le contrôle ?
protéines, fer, calcium... qu'est-ce qui est important ?
combien en faut-il ? où les trouver ?
 

Comment remanger quand on n'y arrive plus, qu'on en a perdu l'habitude, le goût ou l'envie ? D'abord, il est nécessaire que s'opère en vous une prise de conscience portant sur le fait que la "chute libre" doit s'arrêter là, qu'il est temps d'ouvrir le parachute, aussi grisantes qu'aient pu être les sensations éprouvées, afin de revenir sur terre pour découvrir et cultiver votre aptitude à vivre et, mieux encore, à vous épanouir. Lorsque le moment est venu, lorsque vous êtes prêt(e) à remanger, alors vous êtes sur cette page... et ne cherchez plus à savoir si oui ou non il faut manger davantage, mais tout simplement des conseils et des repères pratiques. Les objectifs et conseils nutritionnels donnés sur cette page seront également utiles aux personnes qui suivent un régime basses ou très basses calories et souhaitent couvrir au mieux leurs besoins nutritionnels dans le même temps.   

 

Non, tout ceci ne fait pas grossir. Pour faire grossir une personne dénutrie, qui a perdu l'habitude de s'alimenter, ce sont des rations qui se situent autour de 3000 Calories par jour que l'on met en oeuvre. Ici, nous en sommes loin. 50 g de protides apportant 4 Calories par gramme, participeront à la ration énergétique totale à hauteur de 200 Calories ;150 g de glucides apportant 4 Calories par gramme, donnent pour leur part 600 Calories qui jouent un rôle essentiel ;15 g de corps gras d'ajout, en supposant qu'ils soient sous forme d'huile végétale, apportant 9 Calories par gramme, vont fournir 135 Calories ;nous en sommes jusqu'ici à 935 Calories. Il nous manque donc encore 265 Calories qui seront apportées par une trentaine de grammes de lipides dits cachés ou invisibles, qui font partie des aliments et sont à ce titre tout à fait les bienvenus car notre corps en a également besoin. Ce n'est pas une ration de luxe ; on ne peut pas tricher avec ce minimum. On n'est pas dans un jeu vidéo, on ne trouve pas de points de santé sur notre parcours ou lorsqu'on réalise des exploits : notre santé nous l'entretenons tous les jours grâce à notre alimentation. Ces valeurs sont donc des minima qu'il faut très vite atteindre pour sortir de la menace de mort que représentent l'inanisation et l'inanition.  

 

L'objectif des 1200 Calories, seuil en dessous duquel l'alimentation ne couvre pas nos besoins vitaux.

Apporter quotidiennement plus de 1200 Calories à votre organisme va être votre premier objectif. Un but on ne peut plus concret et un moyen de l'atteindre tout autant. Atteindre ces 1200 Calories quotidiennes c'est sortir de l'inanisation, et cela devra être votre priorité. Pourquoi une priorité ? Parce que, quoiqu'il arrive, quelles que soient les circonstances, les sources d'approvisionnement, les contraintes d'organisation, de conservation, de transport, etc. vous allez devoir tout mettre en oeuvre pour y arriver, chaque jour. Il y a autant de façons de construire une ration à 1200 kcal qu'il y a de gens sur terre. Et c'est donc tout naturellement selon vos préférences et en fonction de vos possibilités, que vous allez construire la vôtre. Comment faire ? Par où commencer ? Suivez le guide !  
 

Mes 50 g de protéines, pas une de moins !  

 Quelles que soient vos préférences alimentaires, piochez dans les parts d'aliments qui apportent 5 g de protéines, dans les choix proposés ci-dessous. Selon que vous vous sentez mieux à manger des repas copieux ou au contraire des repas peu volumineux, adaptez vos choix au confort digestif que vous recherchez. 10 x 5 = 50 ; il vous faut donc vous rapprocher progressivement et atteindre 10 parts de 5 g de protéines par jour au minimum, pour vous réalimenter.   

1 PART = 5 GRAMMES DE PROTEINES 

  

Origine animale 

Origine végétale  

25 g de viande 

60 g de pain 

30 g de poisson ou produits de la mer 

50 g de pâtes aux oeufs crues (ou 100 g cuites) 

1 oeuf 

70 g de riz cru (ou 200 g cuit) 

2 petits suisses 

40 g de tofu ou de semoule de blé crue ou de blé cru (type Ebly par exemple) 

1 yaourt ou 70 g de fromage blanc

35 g de blé soufflé pour petit déjeuner ou de céréales type All-bran ou de flocons d'avoine crus 

150 ml de lait 

150 ml de "lait" végétal 

30 g de fromage 

60 g de légumes secs cuits (80 à 100 g si conserve) 

20 g de saucisson sec 

20 g de beurre d'arachide ou de cacahuètes 

15 g de lait écrémé en poudre 

20 g de germes de blé 

80 g de lasagne 

10 - 12 g de levure alimentaire 



A partir de cette table, à vous de composer une ration qui apportera au moins 50 g de protéines par jour. Vous pouvez choisir par exemple de consommer dans la journée, entre autres, 150 ml de lait de soja (=1 part de protéines), 35 g de blé soufflé (=1 part de protéines), 100 g de viande (= 4 parts de protéines), 100 g de spaghetti (= 1 part de protéines), 1 yaourt (=1 part de protéines), 1 petit pain individuel de 60 g (=1 part de protéines) et une part de 30 g de camembert (=1 part de protéines), ce qui représente un total de 10 parts de protéines, et la sécurité de ne pas avoir consommé dans cette journée moins de 50 g de protéines. On essaiera par ailleurs, le plus souvent possible, de piocher pour moitié dans le groupe des protéines de source animale, et pour moitié dans celui des protéines de source végétale. Dans notre exemple, nous avons 5 parts en provenance du groupe d'origine animale (la viande, le yaourt et le fromage) et également 5 parts d'origine végétale (lait de soja, blé soufflé, pâtes, pain). 
  

Mes 150 g de glucides, pas un de moins !   

C'est un pas en avant pour sortir de la peur du sucre et en particulier de la phobie des féculents, mais ce ne sera pas encore suffisant. C'est une première étape qui représente 50% de l'énergie de la ration fixée comme objectif, c'est-à-dire de 1200 kcal, avant de passer ensuite à un apport quotidien normal qui avoisinnera les 250 g de glucides (50 à 55% de l'apport énergétique total si la ration est comprise entre 1800 et 2000 kcal / jour). Ce sont donc 10 parts de 15 g de glucides que vous allez piocher dans les choix proposés ci-après, puisque 10 x 15 = 150 g de glucides.   

1 PART = 15 GRAMMES DE GLUCIDES 

 

Glucides simples 

Glucides complexes 

200 g de carottes crues, betteraves, topinambours, coeurs de palmier ou 400 g de légumes non féculents variés 

30 g de pain 

75 - 100 g de banane, raisins, cerises, figues, litchis 

30 g de pâtes aux oeufs crues (ou 60 g cuites) 

125 - 150 g de fruits autres (pommes, poires, pêches, ananas...) 

20 g de riz cru (ou 50 g cuit) 

 

80 - 100 g de compote (sucrée) 

20 g semoule de blé crue ou de blé cru (type Ebly par exemple) 

1 yaourt aux fruits (sucré)

 

 

 

25 g de blé soufflé pour petit déjeuner ou de flocons d'avoine crus ou 35 g de céréales type All-bran 

300 ml de lait ou 150 ml de lait chocolaté 

100 g de pomme de terre cuite à l'eau ou de purée, 

125 - 150 ml de jus de fruit 

75 g de purée de marrons en conserve 

100 g de fruits au sirop ou 40 g de pruneaux ou abricots secs 

80 - 100 g de légumes secs cuits 

 

25 g d'autres fruits secs (raisins, figues, bananes, dattes...) ou de sirop à diluer 

25 g de muesli ou de pain d'épices 

 

20 g de miel ou de confiture

25 g de farine 

15 g de sucre ou de bonbons 

125 g de lasagne 


Pour couvrir vos besoins en glucides, il vous est conseillé de consommer des aliments sources de glucides complexes et des aliments sources de glucides simples. Vous l'aurez remarqué, cette table contient des aliments sur lesquels on peut compter pour subvenir à nos besoins en glucides mais qui présentent dans le même temps un intérêt comme source de protéines ! Ainsi, on n'a pas besoin de manger des quantités énormes et des tonnes d'aliments variés chaque jour car certains d'entre eux vont être utiles à la fois pour les protéines, les glucides, le fer, le calcium,... ! Ainsi, par exemple, si à un repas vous mangez une portion de 250 g de lasagne, non seulement elle correspond à 2 parts de glucides, mais en outre, elle apporte aussi 3 parts de protéines et 2 parts de fer !  

 

par Justine publié dans : Anorexie
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Vendredi 10 novembre 2006

Mes 10 mg de fer, pas un de moins !  

 

C'est un bon objectif, avant de passer ensuite à un minimum quotidien de 15 mg de fer par jour pour les femmes en âge de procréer. Parmi les choix proposés ci-dessous, vous allez donc piocher 10 parts d'aliments apportant 1 mg de fer, puisque 10 x 1 mg = 10 mg de fer.  

 

1 PART = 1 MILLIGRAMME DE FER 

  

Fer d'origine animale 

50 g de viande d'agneau cuite 

50 g de pâté impérial 

30 - 50 g de viande de boeuf ou de cheval, de canard ou de caille cuite 

100 g de viande de porc ou de dinde ou de poulet cuite ou de jambon ou de saucisse ou de quiche lorraine 

80 - 125 g de lasagne, hachis parmentier, paëlla, ravioli... 

100 - 200 g de poisson 

50 - 70 g de crustacés 

40 g de sardines ou pilchard en conserve 

50 - 100 g de viande de veau cuite 

20 - 35 g de pâté

10 - 15 g de viande de pigeon rôti, de boudin, de foie, de coeur ou de rognons

10 - 15 g de moules, coques, huîtres, bigorneaux, praires

10 - 15 g de viande de pigeon rôti, de foie, de coeur ou de rognons ou 1 jaune d'oeuf

Fer d'origine végétale 

10 g de cacao en poudre ou de céréales type All-bran 

20 g de soja cuit ou de müesli

15 - 20 g de céréales pour petit déjeuner ou de pistaches rôties salées

30 g de lentilles cuites et égouttées

30 ml de lait de coco

35 - 40 g de haricots blancs ou rouges ou de pois chiches (cuits) ou de farine de blé complet ou de farine de sarrasin, ou de graines oléagineuses ou de dattes sèches ou de pruneaux 

45 - 50 g d'épinards cuits ou de bettes cuites ou de noix de coco fraîche ou de sarrasin cru

50 g de pain complet ou pain de seigle ou de pain d'épices  

55 g de flageolets ou de taboulé en conserve

60 g de tofu

70 g de petits pois cuits et égouttés ou de pois cassés cuits ou de sauce tomate

125 g de fèves cuites, choux de Bruxelles cuits, brocoli cuit, potiron/citrouille, laitue cuite, macédoine de légumes en conserve, haricots verts

100 g d'avocat, de cassis, de figue de barbarie, de grenade, de groseilles, de mangue, de mûres

150 g de figue, de framboise, de fruit de la passion

170 - 200 ml de jus de soja ("lait" de soja) ou jus de carotte ou jus de tomate ou soupe de légumes  

250 g de tomates ou de légumes non féculents variés 

300 g de fruits frais autres que ceux déjà mentionnés 

4 g de spiruline, 6 g de levure alimentaire, ou 15 g de pollen



Attention, le fer d'origine végétale est plus difficile à assimiler par notre organisme. Pour ce faire, il est nécessaire d'apporter au cours du même repas une portion d'aliment riche en vitamine C !

 Mes 600 mg de calcium, pas un de moins !  

 

600 mg de calcium, c'est une première étape à atteindre au plus tôt, avant de passer ensui